ALTWIES

Archéologie
 

Depuis 1996, des creusements archéologiques ont été réalisés le long de la future autoroute de la Sarre. Les spécialistes ont découvert un site historique sensationnel au lieu-dit "op dem Bësch" à proximité d'Altwies. Ici on n'a pas seulement trouvé les restes d'une agglomération néolithique, mais les archéologues y ont aussi découvert deux tombes néolithiques aux environs de 4000 avant Jésus-Christ.
La première tombe héberge un squelette pourvu de trois outils de pierre. La deuxième tombe représente la dernière demeure d'une femme avec un enfant âgé de quatre à cinq ans qu'elle tient dans une tendre entreinte ( photo ).
Les archéologues du musée national ont examiné de façon systématique une surface de 12.000 m2 sur ce site. Avant de procéder à l'étude anthropologique, les os de la femme et de l'enfant, très sensibles à la lumière et menacés de décomposition, sont filmés avec une caméra laser afin de réaliser une représentation tridimensionnelle par ordinateur.

Le Castel


se trouve sur la rive française de la "Gander." C'est un éperon rocheux couronné d'une chapelle. Ce rocher difficilement accessible servit déjà comme refuge aux ancêtres celtiques. Le côté sud est barré par une levée de terre de quelques dizaines de mètres.
La grande route stratégique et commerçante menant de Lyon, Metz, Dalheim et Trèves vers Cologne fut construite pendant l'empire romain vers l'an 119. Elle passait à proximité immédiate d'Altwies et était protégée par un ouvrage fortifié, un "Castellum" sur l'emplacement de défense celtique. Pendant des siècles il donne le nom de "Castel" au rocher et à sa chapelle.
Dans la chronique paroissiale d'Altwies on apprend que depuis 1571 le "Castel" est un lieu de pèlerinage. La procession officielle avait lieu le lundi de la Pentecôte et partait de l'église de Mondorf vers le sanctaire du "Castel" où une messe solennelle était célébrée devant la chapelle.
La chapelle du "Castel" était, à l'origine, une église beaucoup plus vaste. La petite chapelle d'aujourd'hui n'est que le choeur de l'ancienne église.
Depuis la fixation définitive des frontières en 1769, la chapelle paroissiale, perchée sur le "Castel", se dresse en territoire français.

Victor Hugo



Curiste à Mondorf pendant un mois, Victor Hugo habitait l'Hôtel de Paris à Altwies. Il entreprit des excursions à Aspelt - château, Dalheim - l'aigle de l'époque romaine, dans la vallée de la Moselle - château de Schengen, en Allemagne - mosaïques de Nennig et en France - Thionville et Rodemack. Dans son carnet il écrit le 20 juillet 1871:  "J'aime ce pays; c'est la cinquième fois que j'y viens. Les autres années, j'y étais attiré par ma propre rêverie et par la pente que j'ai en moi vers les beaux lieux qui sont les lieux sauvages. Aujourd'hui je suis chassé par un coup de vent; ce coup de vent, je le remercie."
Dans ce même carnet il écrit le 23 septembre 1871: "Nous quittons Altwies par une pluie battante. On quitte avec regret tout lieu où on a eu le temps de prendre des habitudes. Les habitudes sont nos racines."

MONDORF-les-BAINS

Thermalisme

  Ouverture de la "Source Kind" en 1846

Un patrimoine naturel et sans doute le plus important sont les sources thermales.
Au début du 19ième siècle, un grand nombre de taxes néerlandaises étaient d'application dans notre pays. Entre autres, ce fut la taxe sur le sel en provenance des Pay-Bas qui exaspéra la population. Pour contourner le monopole hollandais, on se mit à prospecter le sous-sol luxembourgeois à la recherche de sel gemme. Le travaux de forage furent entamés en 1841.
La première source fût nommée d'après le chef porion Karl Gotthelf Kind. C'est sous sa direction que fût découvert la première source thermale en 1846 à Mondorf-les-Bains. Après cing ans d'efforts, la première source tiède et richement minéralisée jaillit des profondeurs. La source a été trouvée à  736 mètres de profondeur et constitua, à l'époque, le record européen du forage en profondeur.
Vu la forte teneur en fer qui donnait au sel, ainsi obtenu, une coloration brunâtre, il n'a pas pu être utilisé comme sel de cuisine.
Suivent la source Marie-Adélaïde percée en 1913 à une profondeur de 589 mètres et la source Michel Lucius forée en 1979 à une profondeur de 750 mètres. L'eau conserve une température stable entre 24 et 25°C et est légèrement salée.
Ce fut le notaire Ledure qui proposa d'utiliser les propriétés minérales de la source à des fins curatives. En 1878 la cité balnéaire a pris officiellement la dénomination de Mondorf-les-Bains. En 1886 les installations ont été reprises par l'Etat.

Architecture

 Le style Art Nouveau

En 1901 l'industriel luxembourgeois Charles Bettendorff fit construire ces impressionnantes maisons Art Nouveau à l'avenue des Bains. Cinq bâtiments distincts composent cette rangée de maisons serrées qui présente une belle unité architecturale. Vous remarquez l'alignement parfait, à l'exception de la maison n°8, des faîtes et des gouttières. La réalisation fut confiée à un belge, Eugène Fichefet, architecte à la Cour du Roi des Belges Léopold II, et lui-même visiteur régulier des établissements thermaux de Mondorf-les-Bains. Le sculpteur Federspiel en conçut les mosaïques décoratives qui furent exécutées par la société Villeroy et Boch. Tout en alliant la recherche de la diversité à un souci d'unité d'ensemble, Fichefet réussit une oeuvre exemplaire de style Art Nouveau.D'autres maisons moins représentatives se trouvent à l'avenue F. Clement.

Eglise Saint-Michel

 

Grâce aux efforts dynamiques de Nicolas Ungeschick ( patronyme qui pourra se traduire par "maladroit" ), un prêtre nouvellement ordonné, une église fut construite, entre 1764 et 1766, sur les ruines de l'ancien lieu de culte. Nul ne peut cependant qualifier cet édifice de maladroit. Les travaux de construction furent, en effet, rondement menés en à peine deux ans, ce qui, pour l'époque, releva de l'exploit.
Le même Nicolas Ungeschick, amateur d'art fortuné, aménagea, avec un goût très sûr, l'intérieur de l'église.
De nombreuses curiosités artistiques des plus variées y sont réunies. Elégance, discrétion, modestie et grandeur succèdent pour susciter l'émotion chez l'observateur contemporain de cet art intemporel.

De Jangeli

                                     

Depuis 1860, des diligences assuraient régulièrement la liaison entre Luxembourg et Mondorf. Le 20 février 1882, la ligne de chemin de fer à voie étroite, reliant Luxembourg à Remich, fut mise en activité. Le 1er septembre 1899 et le 2 avril 1903, les lignes Bettembourg-Aspelt et la voie étroite entre Diedenhofen ( France ) et Mondorf furent inaugurées.

John Grün



Celui qui se prétendait être l'homme le plus fort du monde, est né à Mondorf-les-Bains le 27 août 1868 d'une vieille famille artisanale toujours établie dans la localité. Sa vie aurait pu s'écouler paisiblement dans sa ville natale, mais John Grün choisit d'émigrer aux Etats Unis en 1889 où il fit connaissance d'un artiste professionnel. Après sa défaite face à Grün, il a du reconnaître la supériorité du Mondorfois et a trouvé en lui son maître. Ils se produisirent sous le nom de "The two Marx brothers".
Quand en 1892 le jeune athlète se produisit à Luxembourg, sa réputation mondiale était déjà assurée. L'athlétisme en tant que sport n'était pas encore organisé, ni controlé. Le sport pur n'était pas assez spectaculaire et ne faisait pas recette.
D'abord associé à Alexandre Marx, puis à l'athlète belge Miss Fanny et enfin seul, Grün se produisit dans tous les cirques, music-halls et variétés des Etats-Unis et d'Europe, avec un succès toujours grandissant.
Pour agrémenter son numéro de force, il avait recours à des présentations très variées. Tout cela évidemment ne constituait pas de performances sportives homologables, mais il est incontestable que pendant toute sa carrière, Grün n'a jamais trouvé d'athlète capable d'imiter ses numéros et aucun des hommes forts des dernières années n'est encore arrivé à manier les blocs de fonte qu'il soulevait si facilement.
Du point de vue sportif, Grün est le premier luxembourgeois, avant tant d'autres, qui ait fait honneur à l'étranger à sa patrie, et à ce titre son souvenir mérite d'être conservé. C'est ce que rappelle le modeste monument que les sportifs luxembourgeois lui ont fait dresser dans sa ville natale.
John Grün s'éteignit en 1912.

 Monument "John Grün" à la place qui porte son nom

Ancien poste de douane

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non
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